À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance du Gabon, Joachim Mbatchi Pambou, président du Forum pour la Défense de la République (FDR) et figure politique de premier plan, a lancé un appel solennel à l’ensemble des forces vives du pays. Il a plaidé pour la mise en place d’un Pacte national de consolidation, un cadre inédit visant à rassembler tous les acteurs autour des priorités stratégiques qui façonneront l’avenir du Gabon.
Contrairement à une approche classique de partage du pouvoir, cette initiative se veut un « engagement collectif pour l’essentiel. « Il ne s’agit pas de renoncer à nos divergences, mais de nous accorder sur ce qui nous unit », a-t-il souligné. Dans un contexte où les tensions politiques risquent de s’envenimer, Mbatchi Pambou appelle à un retour au dialogue constructif, loin des affrontements stériles.
Un diagnostic sans concession du climat politique
Pour l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2023, la dégradation du débat public est un danger pour la stabilité nationale. Il dénonce la tendance à transformer les désaccords politiques en querelles personnelles, rappelant que « l’opposition peut exister sans haine, et la critique sans destruction ». Son message s’adresse à tous : du pouvoir en place aux forces de l’opposition, en passant par les acteurs de la société civile.
Les piliers d’une feuille de route nationale
Le Pacte national de consolidation reposerait sur des axes majeurs, jugés indispensables pour le développement durable du Gabon. Parmi eux, on retrouve :
- La paix civile et la cohésion sociale, fondements d’un État stable et prospère ;
- Le respect des institutions et de l’État de droit, garants de la légitimité des décisions ;
- La justice sociale et la réduction des inégalités, pour une répartition équitable des richesses ;
- La création d’emplois et l’amélioration des services publics, afin d’améliorer le quotidien des Gabonais ;
- La valorisation locale des ressources naturelles, source de souveraineté économique.
Pour Mbatchi Pambou, ces priorités doivent transcender les clivages politiques et servir de boussole commune à toutes les composantes de la société.
Un dialogue élargi pour une responsabilité partagée
L’originalité de cette proposition réside dans son ambition d’inclusivité. Le Pacte national de consolidation ne se limiterait pas aux seuls acteurs politiques. Il intégrerait :
- les institutions publiques ;
- les forces politiques, qu’elles soient au pouvoir ou dans l’opposition ;
- la société civile et les organisations professionnelles ;
- le secteur privé et les syndicats ;
- les leaders religieux et les universitaires ;
- les jeunes, les femmes et la diaspora gabonaise.
L’objectif ? Définir des priorités claires, fixer des engagements mesurables et instaurer un suivi transparent des progrès réalisés. « Le pouvoir doit écouter davantage et rendre davantage compte. L’opposition doit continuer à veiller, mais aussi à proposer », a-t-il insisté.
Le Gabon face à son plus grand défi : la cohésion nationale
En conclusion de son intervention, Joachim Mbatchi Pambou a rappelé une vérité fondamentale : « Aucune richesse matérielle ne saurait remplacer la cohésion sociale. Notre première ressource, c’est notre capacité à vivre ensemble ». Pour lui, le développement du Gabon passe inévitablement par une unité nationale retrouvée, bien au-delà des clivages partisans.




