À N’Djamena, le renforcement des corridors logistiques en Afrique centrale s’est imposé comme un impératif économique. Ce sont les acteurs clés du transport et de la logistique du Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine qui se sont réunis pour échanger sur les solutions à apporter aux défis persistants du transit régional. L’événement, qui s’est tenu sur deux jours, avait pour objectif de fluidifier les échanges commerciaux entre ces trois pays, en misant sur la réduction des coûts logistiques et l’intégration économique sous-régionale.
Les discussions, menées par des figures influentes telles que Fatima Goukouni Weddeye, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè et un représentant du ministre centrafricain des Transports, ont porté sur des sujets cruciaux : la sécurisation des axes routiers, la suppression des tracasseries administratives, l’harmonisation des règles douanières et l’optimisation des délais de transit. Ces enjeux sont d’autant plus critiques que le Tchad et la RCA, enclavés, dépendent presque exclusivement des ports de Douala et de Kribi pour leurs échanges commerciaux.
Au-delà des aspects techniques, ce forum a également révélé une ambition politique commune : renforcer l’intégration économique en Afrique centrale. Les trois pays visent à créer une chaîne logistique plus performante, capable de stimuler le commerce régional et d’attirer davantage d’investissements étrangers. Les résultats attendus incluent une accélération du transit des marchandises, une réduction des frais de transport et une meilleure coordination entre les administrations portuaires et les services de contrôle.
Pour le Cameroun, l’enjeu est stratégique : positionner ses infrastructures portuaires comme des hubs incontournables pour le commerce sous-régional. En consolidant ces corridors, le pays pourrait non seulement renforcer son rôle économique, mais aussi contribuer à la stabilité et à la prospérité de la région.



