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Nouveau gouvernement sénégalais sous tension après le refus du pastef

nouveau gouvernement sénégalais sous tension après le refus du pastef

La formation d’un nouveau gouvernement au Sénégal a révélé des fractures au sein du pouvoir. Malgré l’annonce officielle, le parti Pastef d’Ousmane Sonko a choisi de ne pas y participer, créant une situation inédite dans l’histoire politique récente du pays.

Illustration de la crise politique au Sénégal

Le président Bassirou Diomaye Faye a dévoilé une liste gouvernementale de 30 ministres, incluant certains membres du Pastef, bien que leur parti ait clairement indiqué son opposition à cette administration. Cette décision survient à peine dix jours après la destitution d’Ousmane Sonko, ancien Premier ministre et désormais président de l’Assemblée nationale.

une participation partielle du pastef malgré le boycott

Quelques heures avant l’annonce du gouvernement, Ousmane Sonko avait publié un communiqué sur les réseaux sociaux, confirmant que son parti ne prendrait pas part à cette nouvelle équipe. Pourtant, certains de ses proches, comme Moussa Bala Fofana (ministre de l’Urbanisme) ou Yankhoba Diémé (ministre des Forces armées), ont été nommés. Une contradiction qui illustre les tensions persistantes au sommet de l’État.

Le Premier ministre, Amadou Al Aminou Lô, a justifié ces choix en évoquant des « concertations d’usage » avec toutes les parties, y compris le leader du Pastef. Il a rappelé l’importance de placer « la patrie et la République au-dessus des considérations partisanes ».

les raisons d’un désaccord profond

Dans son communiqué, Ousmane Sonko a détaillé les motifs de son refus : « Des convergences ont certes été confirmées, mais aussi et surtout des points de désaccord, notamment autour de la place et du rôle de la majorité dans le dispositif exécutif ». Malgré des propositions ultérieures présentées au président, aucune réponse favorable n’a été obtenue, conduisant à la décision de non-participation.

des ministres reconduits malgré la crise

Parmi les figures maintenues dans le gouvernement figurent Cheikh Diba (Finances), Moustapha Mamba Guirassy (Éducation) ou Cheikh Tidiane Dièye (Assainissement). Leur reconduction contraste avec l’absence de plusieurs cadres historiques du Pastef, présents dans l’ancien exécutif.

un divorce politique aux conséquences majeures

Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, autrefois alliés indéfectibles et vainqueurs de l’élection présidentielle de mars 2024 sous la bannière « Sonko mooy Diomaye », sont désormais en opposition ouverte. Leur rupture s’est accélérée depuis mai 2025, lorsque Faye avait critiqué la « personnalisation excessive » de Sonko au sein du parti. Ce dernier, après avoir été écarté du gouvernement, a été élu président du Parlement, consolidant son influence institutionnelle.

Les tensions remontent à juillet 2025, lorsque Sonko, alors Premier ministre, avait publiquement remis en cause l’autorité du président. Ces désaccords ont finalement conduit à sa destitution fin mai, marquant un tournant dans la gouvernance du pays.