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Niger : le covacc alerte sur les dangers de l’hivernage 2026 pour les éleveurs

Alors que l’hivernage 2026 approche, les autorités nigériennes alertent sur les risques majeurs liés aux intempéries à venir. Le Centre Opérationnel de Veille, d’Alerte et de Conduite de Crises (COVACC) met en lumière les dangers qui menacent les communautés pastorales et les infrastructures du pays, notamment dans la bande agropastorale.

Le lundi 11 mai 2026, le COVACC, placé sous l’autorité du ministère nigérien de l’Intérieur, a lancé un appel solennel à la vigilance envers les populations, et plus particulièrement les éleveurs. Les prévisions météorologiques nationales indiquent une saison des pluies normale à excédentaire, avec des risques élevés de vents violents pouvant causer des pertes de cheptel et des dégâts matériels considérables.

Des risques accrus pour les communautés pastorales nigériennes

À l’aube de l’hivernage, les autorités nigériennes expriment leurs craintes quant à l’intensité des intempéries attendues. Le COVACC a diffusé un avertissement officiel aux populations rurales, ciblant en priorité les communautés pastorales, dont les moyens de subsistance pourraient être gravement compromis par des conditions météorologiques défavorables.

D’après les analyses de la Direction nationale de la météorologie, les précipitations prévues pour 2026 s’annoncent conformes, voire supérieures, aux moyennes enregistrées entre 1991 et 2020 sur la bande agropastorale du Niger. Bien que ces prévisions soient encourageantes pour le secteur agricole, elles s’accompagnent de menaces non négligeables pour les éleveurs et les infrastructures locales.

Des vents destructeurs et des pertes animales à craindre

Le COVACC souligne que les premières pluies s’accompagnent souvent de vents violents, particulièrement redoutables pour les animaux déjà affaiblis par la période de soudure. Exposer le bétail à ces intempéries augmente considérablement les risques de pertes massives et d’accidents.

Par ailleurs, ces phénomènes météorologiques entraînent des dégâts matériels importants : toitures arrachées, effondrements de bâtiments en banco, et destruction d’équipements publics. Ces incidents, fréquents en début de saison des pluies, fragilisent davantage les populations rurales déjà confrontées à des défis économiques et sécuritaires.

Les premiers dégâts déjà recensés dans plusieurs régions

Selon les données arrêtées au 11 mai 2026 par la Direction générale de la protection civile (DGPC), plusieurs infrastructures ont été endommagées dans différentes localités du Niger. Dans la commune d’Allakaye, département de Bouza, région de Tahoua, des vents violents ont détruit la toiture d’un bloc de trois salles de classe, une salle en banco ainsi qu’un mur du Centre de santé intégré (CSI).

Dans la région de Dosso, plus précisément à Dankassari, les intempéries ont causé d’importants dégâts : destruction d’un bloc de deux classes, d’un magasin, de six lampadaires et de cinq poteaux électriques.

Prévention : les consignes du COVACC pour limiter les risques

Face à ces menaces, les autorités nigériennes multiplient les mesures de prévention pour réduire les pertes humaines, animales et matérielles. Le COVACC recommande aux populations de suivre attentivement les bulletins météorologiques et les alertes diffusées par les services compétents.

Les éleveurs sont invités à mettre leur bétail à l’abri pendant les épisodes de vents violents et à éviter les zones sujettes aux ruissellements. Le centre de veille déconseille également de conduire les troupeaux dans les koris et les cours d’eau asséchés, qui peuvent se transformer en torrents soudains lors des fortes pluies. Les autorités appellent aussi à signaler rapidement tout incident aux services locaux.

Un enjeu crucial pour l’économie nigérienne

Au Niger, où l’élevage constitue un secteur clé de l’économie et un moyen de subsistance pour des millions de familles, chaque saison des pluies représente à la fois une opportunité et un défi. Entre l’amélioration des pâturages et les risques climatiques, les autorités cherchent à renforcer les mécanismes d’anticipation pour limiter l’impact des catastrophes naturelles sur les populations rurales.

À l’approche du cœur de l’hivernage 2026, le message du COVACC est sans ambiguïté : la prévention reste la meilleure stratégie pour faire face aux aléas climatiques. Pour les éleveurs nigériens, cette saison pourrait autant favoriser la croissance des pâturages que menacer des années d’efforts et de survie pastorale.