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Niger : human rights watch alerte sur la dégradation des droits humains sous le régime militaire

Niger : human rights watch alerte sur la dégradation des droits humains sous le régime militaire

actualités Trois ans après le coup d’État du 26 juillet 2023, le Niger traverse une période sombre marquée par une crise des droits humains qui s’aggrave selon l’organisation Human Rights Watch. Cette dernière dénonce, dans un rapport rendu public le 23 juillet 2026, les méthodes autoritaires mises en place par les autorités militaires dirigées par le général Abdourahamane Tiani.

Niger : human rights watch alerte sur la dégradation des droits humains sous le régime militaire

un régime autoritaire qui muselle les libertés fondamentales

Dans son communiqué, Human Rights Watch souligne une détérioration alarmante de la situation des droits humains au Niger. Depuis l’arrivée au pouvoir de la junte, les institutions démocratiques ont été progressivement démantelées. L’organisation internationale accuse les autorités militaires d’avoir restreint les contre-pouvoirs, notamment en dissolvant les partis politiques et les syndicats indépendants, en suspendant des dizaines d’organisations de la société civile, et en criminalisant les relations homosexuelles. La détention arbitraire de journalistes et la fermeture des recours judiciaires pour les victimes figurent également parmi les mesures répressives dénoncées.

une transition politique floue et une insécurité persistante

L’ONG s’inquiète également de la prolongation indéfinie de la transition politique, sans calendrier électoral précis. Le régime a en effet annoncé vouloir conserver le pouvoir pendant au moins cinq années supplémentaires. Parallèlement, la situation sécuritaire se dégrade dans un pays déjà fragilisé par plus d’une décennie d’attaques jihadistes. Human Rights Watch met en cause les opérations de contre-insurrection menées par les forces nigériennes, évoquant notamment une frappe de drone qui aurait causé la mort d’au moins 17 civils sur un marché en janvier 2026. Enfin, l’ONG regrette le retrait du Niger de la Cour pénale internationale, une décision perçue comme un moyen d’échapper aux responsabilités en cas de violations des droits humains.