match Nantes Toulouse définitivement interrompu après des incidents graves en cours de jeu
Une rencontre de Ligue 1 stoppée à la 22e minute après des jets de fumigènes et une invasion de pelouse
Le match opposant Nantes à Toulouse, lors de la 34e journée de Ligue 1, a été définitivement stoppé dimanche soir au stade de la Beaujoire. À 22 heures, après une réunion d’urgence réunissant les responsables des deux clubs, le préfet de Loire-Atlantique, un représentant des forces de l’ordre, le délégué de la Ligue de Football Professionnel (LFP), Olivier Chovaux, et l’arbitre Stéphanie Frappart, il a été annoncé que la rencontre ne reprendrait pas. Cette décision fait suite à des incidents majeurs survenus en début de partie.
« Nous avons assisté, comme vous, à une invasion du terrain par des supporters accompagnée d’activités pyrotechniques et de jets d’objets. Cette situation a contraint les officiels et les joueurs des deux équipes à regagner les vestiaires. » a expliqué le délégué de la LFP. « La décision a été prise d’arrêter définitivement la rencontre pour des raisons de sécurité. » a ajouté l’arbitre Frappart, près de quarante minutes après l’interruption initiale. Une annonce saluée par des cris de joie parmi les ultras nantais. Le stade a finalement été évacué après de nouveaux jets de fumigènes.
Les réactions après l’arrêt du match
L’entraîneur nantais, Vahid Halilhodzic, est resté sur le bord de la pelouse malgré les consignes, invectivant les supporters qui s’approchaient de lui. Il a fallu l’intervention des membres de la sécurité pour le retenir. Les supporters nantais, après avoir brièvement regagné leur tribune sous bonne garde des forces de l’ordre, ont finalement quitté les lieux.
Marina Ferrari, ministre des Sports, a réagi avec fermeté : « Les scènes de violence survenues lors du match FC Nantes – Toulouse FC sont inacceptables et n’ont aucune place dans le sport ou dans notre République. Je condamne avec la plus grande fermeté ces actes et apporte tout mon soutien aux joueurs ainsi qu’aux supporters venus dans le calme. L’arrêt définitif de cette rencontre, décidé par le préfet, s’imposait. Aucune tolérance ne peut être accordée à de tels agissements. » Elle a également salué « l’intervention rapide des stadiers et des forces de l’ordre » avant d’insister sur « la nécessité d’identifier et de sanctionner avec la plus grande sévérité les auteurs de ces violences. »



