Le dénouement de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) a offert un spectacle hors du commun. Au terme d’une confrontation intense, le Sénégal a décroché le deuxième trophée continental de son histoire en s’imposant 1-0 contre le Maroc. C’est Pape Gueye qui a délivré les siens lors des prolongations, concluant un match marqué par des rebondissements imprévisibles et des tensions palpables.
Un arbitrage qui suscite la controverse
Le climat a basculé dans l’irréel durant les derniers instants du temps réglementaire. Alors qu’un penalty était accordé aux Lions de l’Atlas à la 96e minute, la sélection sénégalaise, exaspérée par un but refusé précédemment, a temporairement déserté le terrain. Ce geste de protestation a figé le stade de Rabat et les zones de supporters, notamment à Saint-Denis en France, où les communautés suivaient le match avec ferveur.
Hassan, un supporter marocain présent en Seine-Saint-Denis, a exprimé son mécontentement face à cette interruption : « C’est une décision de l’arbitre, pourquoi gâcher la fin du match ? Ce n’est vraiment pas fair-play de refuser de jouer à la dernière minute. »
Le leadership de Sadio Mané et le dénouement
Après de longues minutes d’incertitude, les joueurs du Sénégal ont repris la compétition. Ce retour au jeu est largement attribué à l’influence de Sadio Mané. La star nationale, disputant sa dernière CAN, a su convaincre ses jeunes coéquipiers de terminer la rencontre sur le terrain. Le tournant décisif est survenu lorsque Brahim Diaz, l’attaquant du Real Madrid, a manqué sa tentative de penalty, ouvrant la voie au succès sénégalais en prolongation.
Pour Ibrahima, supporter des Lions de la Terenga, seule la victoire compte : « Je suis extrêmement fier de leur parcours. Malgré les tensions, on a gagné et c’est tout ce qui restera dans l’histoire. »
Une déception immense pour le pays hôte
Si les klaxons célébraient le triomphe sénégalais, le silence et l’amertume régnaient chez les supporters marocains. Beaucoup peinent à accepter l’échec de Brahim Diaz, certains allant jusqu’à douter de la qualité de son tir. Pour le Maroc, perdre cette finale à domicile reste une blessure profonde. Cette actualité Bénin et panafricaine montre une fois de plus que le football reste un vecteur de passions extrêmes sur le continent, un sujet souvent analysé par le journalisme indépendant Bénin.



