Politique

Le Sénégal réorganise sa primature après sonko : les priorités d’al aminou lô dévoilées

le Sénégal réorganise sa primature après sonko : les priorités d’al aminou lô dévoilées

Un vent de renouveau souffle sur la Primature sénégalaise depuis le remplacement d’Ousmane Sonko par Al Aminou Lô en mai 2026. Cette transition s’accompagne d’une refonte structurelle des services gouvernementaux, encadrée par le décret n°2025-1431 relatif à la répartition des missions entre la Présidence, la Primature et les ministères. Une réorganisation qui reflète une volonté de modernisation et d’efficacité dans la gestion administrative.

Ces ajustements s’inscrivent dans la continuité des réformes engagées sous le mandat précédent, mais avec une nouvelle approche marquée par des changements de rattachement et une clarification des rôles.

les réformes initiées par ousmane sonko : un héritage à consolider

Lors de son passage à la tête de la Primature, Ousmane Sonko avait mis en place plusieurs dispositifs visant à optimiser le fonctionnement des services publics. Parmi les innovations majeures figuraient :

  • La création de la Cellule d’orientation et de suivi des réformes, chargée d’accompagner la mise en œuvre des politiques gouvernementales ;
  • La mise en place d’une Inspection des services pour garantir la qualité des prestations administratives ;
  • L’instauration d’un Comité d’orientation et de suivi des initiatives de valorisation et de recyclage d’actifs, visant à dynamiser l’économie circulaire ;
  • La création de la Commission des achats, afin de rationaliser les dépenses publiques.

Du côté du Secrétariat général du Gouvernement, de nouvelles entités avaient également été créées, dont :

  • Une Cellule de préparation du Conseil des ministres, chargée d’organiser et de suivre les dossiers soumis aux institutions ;
  • La Commission nationale d’accès à l’information, dédiée à la transparence et à l’accès aux données publiques.

al aminou lô impulse une nouvelle dynamique organisationnelle

Avec l’arrivée d’Al Aminou Lô, la Primature a connu une réorganisation ciblée, marquée par des transferts de compétences et des ajustements structurels. Parmi les modifications les plus notables :

  • Le Secrétariat technique du Comité national de suivi du contenu local, précédemment sous l’autorité du ministère du Pétrole et des Mines, est désormais rattaché directement à la Primature ;
  • La Direction générale du service civique national et du volontariat a quitté le giron de la Primature pour être placée sous la tutelle du ministère de la Jeunesse et des Sports ;
  • Le Bureau de l’information et de la communication du Gouvernement (BIC-Gouv), dirigé par le journaliste Mame Gor Ngom, a été transféré au ministère de la Communication et des Relations avec les institutions ;
  • L’Observatoire national des lieux de privation de liberté relève désormais du ministère de la Justice.

Ces déplacements s’accompagnent d’une suppression symbolique : celle du poste de Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec les institutions et porte-parole du Gouvernement. Ces attributions ont été intégrées à un ministère de plein exercice, chargé à la fois de la Communication, des Relations avec les institutions et de la fonction de porte-parole du Gouvernement.

vers une administration plus agile et transparente

Ces réaménagements illustrent une volonté de clarifier les responsabilités et d’optimiser la répartition des missions entre les différentes entités gouvernementales. En recentrant certaines structures sous l’autorité de la Primature ou en les transférant à des ministères spécialisés, l’exécutif cherche à renforcer l’efficacité de l’action publique et à garantir une meilleure coordination des politiques nationales.

Cette réorganisation s’inscrit dans une logique de modernisation de l’administration sénégalaise, tout en préservant les acquis des réformes précédentes. Une étape supplémentaire vers une gouvernance plus transparente et mieux structurée.