L’avocat du chef de l’État sénégalais a récemment déposé un recours en procédure d’urgence auprès du Conseil constitutionnel. Cette démarche vise à obtenir une décision rapide de l’institution, conformément aux délais fixés par la loi organique qui la régit.
Ce dossier, enregistré le jour même au greffe de la haute juridiction, comprend une série de documents essentiels. Ces pièces détaillent l’ensemble du processus d’examen et d’adoption de la proposition de loi constitutionnelle, émanant de la Présidence de la République, de l’Assemblée nationale et du gouvernement.
Le Conseil constitutionnel est maintenant chargé d’évaluer la recevabilité de ce recours et de statuer sur son bien-fondé, en respectant scrupuleusement les dispositions légales en vigueur.
La réforme constitutionnelle en question, adoptée fin juin par l’Assemblée nationale, émane du parti majoritaire, les Patriotes africains du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (Pastef). Elle introduit plusieurs modifications significatives, notamment une réorganisation des pouvoirs entre le président de la République et le Premier ministre, l’accroissement des attributions de l’Assemblée nationale, et l’établissement d’une Cour constitutionnelle qui succédera à l’actuel Conseil constitutionnel.
Ce projet de loi impacte plus d’une trentaine d’articles de la Constitution. Il instaure également l’incompatibilité entre la fonction présidentielle et la direction d’un parti politique, et confère de nouvelles compétences au Parlement, comme la capacité d’adopter des résolutions.



