Un séisme sans précédent secoue le monde du football africain. Près de huit semaines après le coup de sifflet final de la CAN 2025, qui avait vu le Sénégal s’imposer face au Maroc (1-0), la situation vient d’être totalement renversée par les instances sportives. Ce sont désormais les Lions de l’Atlas qui héritent officiellement du titre de champion d’Afrique.
Par une annonce officielle diffusée ce mardi 17 mars, la Confédération africaine de football (CAF) a confirmé avoir retiré le trophée aux Sénégalais. Cette décision, qui fait grand bruit dans l’actualité Bénin et sur tout le continent, transforme la défaite marocaine en une victoire administrative sur le score de 3-0.
L’application stricte du règlement par la CAF
Le jury d’appel de la CAF a validé la plainte déposée par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), jugeant que les Lions de la Teranga avaient enfreint les règles de la compétition. En cause : le retrait temporaire des joueurs sénégalais de l’aire de jeu après qu’un penalty a été sifflé en faveur de Brahim Diaz durant le temps additionnel de la seconde période.
Le jury s’appuie sur les articles 82 et 84 du code de la CAN. Ces textes stipulent que si une équipe refuse de poursuivre une rencontre ou quitte le terrain sans l’aval de l’arbitre avant le terme officiel, elle est déclarée perdante par forfait et exclue de l’édition en cours. Pour le Maroc, pays organisateur de cette édition, cette décision vient clore un litige juridique entamé dès le lendemain de la finale.
Un scénario de match désormais invalidé
Pour rappel, la tension était à son comble à la 98e minute de jeu alors que le score était nul (0-0). Suite à la contestation du penalty, le match avait été suspendu durant un quart d’heure. Sous l’impulsion de Sadio Mané, les Sénégalais étaient revenus sur la pelouse. Après l’échec de la tentative de Brahim Diaz, le Sénégal avait fini par marquer en prolongation via Pape Gueye (94e).
Le recours possible devant le TAS
Cette bataille pour la souveraineté sportive n’est peut-être pas terminée. Le Sénégal possède une fenêtre de dix jours pour porter l’affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Selon l’article 48 des statuts de la CAF, seule cette instance internationale est habilitée à annuler une décision disciplinaire prise en dernier ressort par la confédération.
Dans un climat où le journalisme indépendant Bénin et les médias sportifs internationaux scrutent chaque détail, le Maroc a tenu à préciser que sa plainte visait uniquement le respect du cadre réglementaire et non la remise en question du niveau de jeu des équipes. Du côté de Dakar, la fédération n’a pas encore réagi officiellement, préférant diffuser des images de liesse sur les réseaux sociaux. Les joueurs, à l’image de Moussa Niakhaté et Yehvann Diouf, ont exprimé leur colère sur Instagram, revendiquant leurs « deux étoiles » acquises sur le rectangle vert.



