L’éternelle question divise à nouveau les supporters de l’Albiceleste : qui de Julian Alvarez ou de Lautaro Martinez doit mener l’offensive ? Comme lors de l’épopée au Qatar en 2022 ou durant la dernière Copa America, Lionel Scaloni se retrouve face à un choix cornélien pour composer l’attaque de l’Argentine. Une seule certitude demeure : la présence de Lionel Messi, intouchable, surtout après son récent triplé lors de la première journée de cette compétition.
Le sélectionneur argentin dispose d’un arsenal offensif que beaucoup lui envient. Avec le fer de lance de l’Inter et le joyau de l’Atletico, il possède deux des avants-centres les plus convoités de la planète. Si la valeur marchande de Martinez avoisine les 85 millions d’euros, celle d’Alvarez atteint désormais les 100 millions d’euros, témoignant de l’immense talent à disposition pour porter les couleurs de l’Argentine.

Des profils distincts : la puissance contre la finesse
Bien qu’ils partagent une taille similaire, les deux buteurs proposent des registres de jeu bien différents. Martinez, surnommé « El Toro », s’est imposé comme titulaire lors de l’entrée en lice. Son impact physique et son excellent jeu de tête en font une menace constante sur les phases arrêtées. Redoutable dans la profondeur et précieux dans le travail défensif, il excelle également dans les gestes acrobatiques, comme en témoigne son récent but contre le Pérou.
À l’opposé, Alvarez, alias « La Araña », mise sur sa qualité de dribble et sa capacité à percuter balle au pied. Plus créatif que son aîné, il participe davantage à la construction du jeu, avec huit passes décisives à son actif cette saison. Si son jeu de tête est moins prédominant, il compense par une frappe chirurgicale des deux pieds et une aisance technique remarquable dans les petits espaces.
Statistiques : l’efficacité de Martinez face au réalisme d’Alvarez
L’histoire de Martinez avec la Coupe du monde reste paradoxale : malgré son talent, il n’a toujours pas trouvé le chemin des filets en huit apparitions dans cette compétition. En 2022, il avait cédé sa place à Alvarez après des débuts timides contre l’Arabie saoudite et le Mexique. Le joueur de l’époque de Manchester City avait alors enchaîné les prestations de haut vol, inscrivant quatre buts décisifs jusqu’au sacre final.
Pourtant, sur la durée, les chiffres plaident souvent en faveur de l’attaquant de l’Inter. Depuis le triomphe en Copa America 2024, Martinez affiche une efficacité redoutable avec treize réalisations en sélection, contre sept pour Alvarez. Ce duel statistique alimente continuellement les débats sur l’identité du numéro 9 idéal pour l’Argentine.
Le marché des transferts s’invite dans la préparation
La hiérarchie actuelle semble toutefois perturbée par des pépins physiques. Julian Alvarez, freiné par une blessure au mollet contractée avec l’Atletico, n’a pu disputer que 35 minutes lors du match contre l’Algérie. Lionel Scaloni a toutefois assuré que son attaquant était désormais opérationnel pour affronter l’Autriche ce lundi.
Au-delà du terrain, l’avenir d’Alvarez est au centre de toutes les attentions. Sous contrat jusqu’en 2030, il est la cible d’une lutte acharnée entre les plus grands clubs européens. Entre les rumeurs l’envoyant au Barça, à Arsenal ou au PSG, et ses envies de départ supposées pour quitter le système de Simeone, le joueur doit faire abstraction d’un feuilleton médiatique intense pour se concentrer sur les objectifs de l’Argentine.



