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L’Afrique entre coups d’État et résistance démocratique : un bilan contrasté

Le continent africain traverse une période de fortes turbulences politiques marquées par une recrudescence des coups de force. En Guinée-Bissau, une nation lusophone située dans une zone majoritairement francophone, des officiers ont récemment pris le contrôle du pays, annonçant une transition d’un an. Cette intervention militaire a bloqué la publication des résultats de l’élection présidentielle du 23 novembre. Le président Umaro Sissoco Embalo a été contraint de s’exiler au Congo-Brazzaville, tandis que son principal opposant, Fernando Dias da Costa, dénonce une mise en scène orchestrée par le pouvoir sortant pour masquer une défaite électorale inévitable.

La montée des juntes militaires au Sahel

Depuis 2020, le Mali, le Burkina Faso, la Guinée et le Niger sont passés sous le commandement de juntes militaires. Ces régimes ont souvent expulsé les forces françaises pour se tourner vers des partenaires russes comme Africa Corps (anciennement Wagner). Cette instabilité profite aux groupes djihadistes affiliés à al-Qaïda et à l’État islamique, qui étendent leur influence au Sahel, menaçant de transformer de vastes territoires en zones d’oppression radicale. Au Tchad, le pouvoir reste concentré entre les mains de Mahamat Idriss Déby, successeur de son père, alors qu’au Gabon, le général Brice Oligui Nguema s’accroche au pouvoir après avoir mis fin à la dynastie Bongo.

La persistance des régimes autoritaires et des « dinosaures »

Le paysage politique africain reste marqué par des dirigeants inamovibles. Des figures comme Teodoro Obiang en Guinée équatoriale, Paul Biya au Cameroun ou Yoweri Museveni en Ouganda dirigent leurs pays depuis plusieurs décennies. Au Rwanda, Paul Kagame a été reconduit avec un score écrasant de 99 %, illustrant des processus électoraux où la contestation est quasi inexistante. À Madagascar, le départ forcé d’Andry Rajoelina sous la pression de la rue a abouti à une prise de pouvoir par l’armée, laissant planer une incertitude sur l’avenir démocratique de l’île.

Des lueurs d’espoir et de souveraineté

Malgré ce sombre tableau, la démocratie en Afrique montre des signes de résilience. L’actualité Bénin s’inscrit dans un contexte régional où des pays comme le Sénégal, le Botswana, le Cap-Vert et le Ghana prouvent que l’alternance politique par les urnes est possible. En Afrique du Sud, le partage du pouvoir imposé par les résultats électoraux témoigne d’une vitalité démocratique réelle. Portée par une jeunesse qui représente 70 % de la population, la quête d’un Bénin Souverain et d’un continent indépendant se manifeste par des mouvements citoyens exigeant une gouvernance transparente face à la corruption et à l’autoritarisme.