« Avec plus de trois décennies passées sur les terrains, je n’ai jamais croisé une blessure aussi sérieuse que celle de Kalidou Koulibaly. » Ces propos de Simone Inzaghi, entraîneur du club saoudien Al-Hilal, ont fait l’effet d’une bombe au Sénégal. Annoncée début avril, la grave blessure musculaire de l’inamovible défenseur des Lions de la Teranga, survenue lors d’une séance d’entraînement, plonge désormais le pays dans l’incertitude quant à sa participation à la Coupe du monde 2026.
Un revers d’autant plus cruel pour les ambitions sénégalaises que l’équipe, privée du titre de champion d’Afrique par une décision controversée de la CAF (victime d’une victoire sur tapis vert attribuée au Maroc), se retrouve dans un groupe particulièrement relevé du Mondial. Les Lions devront affronter la redoutable équipe de France dès leur entrée en lice, le 16 juin au MetLife Stadium, dans la banlieue de New York. Ils enchaîneront ensuite avec un duel face à la Norvège, menée par Erling Haaland, avant de conclure la phase de groupes face à l’Irak.
Koulibaly, pilier à risque pour le Sénégal ?
Les examens médicaux réalisés en Espagne ont révélé l’ampleur des dégâts : une déchirure musculaire de grade 2, accompagnée d’un hématome sous-cutané important dans la cuisse. Selon les spécialistes cités par Sport News Africa, le temps de récupération nécessaire oscille entre quatre et huit semaines. Résultat : l’ancien joueur du Napoli ne sera probablement pas de retour sur les terrains avant la fin de la saison avec son club saoudien, qui compte encore quatre matchs au calendrier.
Le sélectionneur Pape Thiaw se retrouve ainsi face à un dilemme crucial : intégrer ou non Koulibaly dans le groupe de 26 joueurs pour le Mondial. L’expérience du capitaine pourrait s’avérer déterminante pour guider une génération de talents. La sélection sénégalaise se prépare déjà pour deux rencontres amicales décisives, programmées les 31 mai et 9 juin respectivement à Charlotte et San Antonio, contre les États-Unis et l’Arabie saoudite. En son absence, Moussa Niakhaté et Mamadou Sarr ont été associés en défense centrale lors de la finale africaine, bien que ce dernier n’évolue plus à Chelsea depuis plusieurs mois.



