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Green card 2027 : la justice impose un démarrage forcé de la loterie des visas dv — les coulisses d’un rebondissement judiciaire

Les États-Unis s’apprêtent à vivre un tournant dans l’histoire des visas de diversité. Derrière les portes closes du tribunal fédéral de San Diego, une décision judiciaire vient de secouer l’administration américaine : le département d’État doit désormais relancer la loterie des visas DV-2027 avant le 1er novembre 2026, sous peine de sanctions. Une injonction qui révèle les failles d’un système en crise et relance les spéculations sur l’accès à la green card.

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Une décision judiciaire qui change la donne pour les candidats à la green card

Le 14 octobre 2026, la juge fédérale Jinsook Ohta a tranché : le département d’État, dirigé par Marco Rubio, doit impérativement ouvrir les inscriptions à la loterie DV-2027 d’ici le 1er novembre. Une obligation légale qui survient après des mois de flou administratif et de retards répétés dans l’annonce des dates. La magistrate a rejeté les arguments de l’administration, laquelle invoquait des difficultés budgétaires liées à la fin de l’exercice fiscal 2026. « Le programme doit se poursuivre, malgré les contraintes organisationnelles », a-t-elle statué.

Le calendrier imposé est sans appel : le département d’État devra publier les modalités officielles d’ici le 29 octobre, lancer les inscriptions le 1er novembre au plus tard, et maintenir la période de candidature ouverte pendant 30 jours consécutifs. Les résultats doivent être communiqués avant le 3 décembre. Une timeline qui contraste avec l’inaction des mois précédents.

L’origine du conflit : un recours en droit de l’immigration

L’affaire remonte au 19 août 2026, lorsqu’un cabinet spécialisé en droit de l’immigration, Red Eagle Law, a saisi la justice pour exiger la relance du programme. La plainte accusait l’administration de négligence : sans calendrier clair, les candidats risquaient de se retrouver dans l’incapacité de préparer leur dossier à temps. Le 3 septembre, la juge Ohta avait d’abord rejeté une demande d’urgence, mais après une audience le 24 septembre et de nouveaux échanges, elle a finalement accordé une injonction préliminaire le 14 octobre. Une victoire pour les aspirants à la green card, mais aussi un camouflet pour l’exécutif américain.

Contrairement aux idées reçues, cette décision ne découle pas d’une demande du gouvernement, mais d’une obligation judiciaire. La justice a ainsi rappelé que les droits des candidats ne pouvaient être sacrifiés sur l’autel des retards administratifs.

Des règles renforcées, mais des incertitudes qui persistent

En novembre 2025, le département d’État avait annoncé des modifications majeures pour l’édition DV-2027. Pour participer, les candidats devront désormais fournir un passeport valide non expiré, ainsi que les pages biographiques et de signature de ce dernier, sauf exemptions. Une taxe d’inscription de 1 dollar a également été instaurée. Autant de mesures qui visent à durcir les contrôles, mais qui risquent aussi de compliquer la tâche des postulants.

Cependant, l’injonction du 14 octobre ne règle pas une question cruciale : la suspension des délivrances de visas de diversité, annoncée séparément par l’administration dans le cadre d’un réexamen des protocoles de sécurité. Deux dossiers distincts, mais qui s’entremêlent dans l’esprit des candidats : l’ouverture de la loterie ne garantit pas l’obtention d’une carte verte.

En effet, la loterie DV-2027 permettra de sélectionner jusqu’à 55 000 candidats, mais seule une partie d’entre eux pourra effectivement obtenir leur visa après avoir satisfait aux exigences administratives et consulaires. Une nuance importante à garder à l’esprit, alors que les rumeurs et les arnaques en ligne prospèrent autour de promesses de sélection « garantie ».

Les candidats face à un ultimatum : vigilance et préparation

Avec l’échéance du 1er novembre qui se profile, les aspirants à la green card doivent redoubler de prudence. Les inscriptions ne seront possibles que sur le site officiel du département d’État, et uniquement pendant la période autorisée. Aucun intermédiaire, aucun site privé ne peut prétendre augmenter les chances de réussite. Les annonces non vérifiées et les offres commerciales frauduleuses doivent être systématiquement écartées.

Pour éviter les pièges, les postulants sont invités à consulter régulièrement les communications officielles, à vérifier les documents exigés (passeport valide, pages biographiques, etc.) et à se méfier des délais serrés. L’enjeu est double : respecter la date butoir et éviter les erreurs administratives qui pourraient compromettre leur candidature.

Un calendrier imposé, mais un processus toujours complexe

La décision de la juge Ohta met un terme à des mois d’incertitude, mais elle ne résout pas toutes les questions. Entre les retards initiaux, les nouvelles règles de participation et la suspension des délivrances, le parcours des candidats reste semé d’embûches. Le 29 octobre marquera une étape décisive, date à laquelle le département d’État devra rendre publics les détails de l’organisation. Mais au-delà de cette annonce, l’incertitude plane sur la suite des opérations.

Pour les observateurs, cette affaire illustre les tensions entre l’exécutif américain, confronté à des défis logistiques et budgétaires, et la justice, garante des droits des candidats. Une confrontation qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles réclamations, voire à des réformes structurelles du programme de la loterie des visas de diversité.

En attendant, les aspirants à la green card n’ont plus le choix : ils doivent se tenir prêts à déposer leur candidature dès l’ouverture des inscriptions, tout en gardant à l’esprit que participer à la loterie ne suffit pas pour obtenir un visa.

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Mariam Sidibé
Journaliste