Le Japon vient de débloquer une enveloppe de 3 millions de dollars américains pour appuyer la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo, principalement dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Cette aide d’urgence, annoncée par l’ambassade du Japon à Kinshasa, sera répartie entre trois organisations humanitaires majeures. La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) recevra 1,5 million USD, le Programme alimentaire mondial (PAM) 1 million USD et l’UNICEF 500 000 USD.
Les fonds serviront à financer des actions dans les domaines de la santé, de l’accès à l’eau potable, de l’assainissement et de l’hygiène. Les autorités japonaises espèrent ainsi freiner la propagation du virus non seulement en RDC, mais aussi dans les pays voisins menacés.
Ce geste illustre l’engagement de Tokyo en faveur de la sécurité humaine, un principe qui a guidé sa réponse aux appels des agences internationales actives sur le terrain congolais.
Par ailleurs, le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, a récemment plaidé pour une meilleure coordination et transparence dans la gestion des financements alloués à la riposte. Lors d’un point de presse à Bunia, il a souligné que de nombreux fonds sont gérés directement par des organisations humanitaires, créant une confusion dans l’opinion publique qui les attribue à l’État congolais.
Rappelons que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié l’épidémie d’Ebola, due au virus Bundibugyo et propagée de la RDC vers l’Ouganda, d’urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) dès le 17 mai 2026. L’ampleur réelle de l’épidémie pourrait être sous-estimée en raison de la mobilité des populations, de la faiblesse des systèmes de santé et des difficultés d’accès aux zones de conflit. Aucun vaccin ni traitement spécifique n’est encore disponible pour ce virus.



