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Deux civils centrafricains torturés puis emprisonnés par des mercenaires russes

Deux civils arrêtés à Zemio, torturés près de Berengo : leur calvaire s’achève derrière les barreaux à Bangui

Le parcours tragique de deux jeunes Centrafricains, Antoine Zogonimbou et Mboliloungoule, bascule dans l’horreur lorsqu’ils sont enlevés dans la ville de Zemio. Leur calvaire ne fait que commencer : après avoir été transportés de force vers le camp de Berengo, ils subissent des sévices extrêmes aux mains de mercenaires russes. Le dénouement survient lorsque ces derniers, confrontés à une pression croissante, les abandonnent aux autorités locales en les livrant aux cellules de la gendarmerie de Bangui.

L’enlèvement à Zemio : le début d’une descente aux enfers

Tout commence dans la Zemio, une localité située dans le sud-est de la République centrafricaine. Les deux hommes, Antoine Zogonimbou et Mboliloungoule, sont arrachés à leur quotidien par des individus armés. Leur enlèvement, rapporté par plusieurs témoins, s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes dans la région. Les raisons de leur arrestation restent floues, mais les circonstances entourant leur détention laissent présager une volonté de les intimider ou de les faire taire.

Berengo : un lieu de torture et de souffrance

Leur transfert vers Berengo, une zone sous contrôle de groupes armés, marque le début d’une période de violences inouïes. Plusieurs sources confirment que les deux civils ont été soumis à des tortures systématiques : coups, privations, interrogatoires musclés. Ces méthodes, souvent associées à des groupes paramilitaires, visent à briser les victimes et à leur extorquer des aveux ou des informations. Malgré leur résistance, Antoine Zogonimbou et Mboliloungoule ne cèdent pas aux pressions, ce qui attise la colère de leurs bourreaux.

La livraison à la gendarmerie de Bangui : une issue inattendue

Après des semaines d’une violence ininterrompue, les mercenaires russes décident de se séparer de leurs prisonniers. Les raisons de ce revirement restent obscures, mais une chose est sûre : les deux hommes sont finalement conduits aux cellules de la gendarmerie centrale de Bangui. Leur état de santé est préoccupant, mais ils sont au moins en vie. Cette décision, bien que tardive, évite à Antoine Zogonimbou et Mboliloungoule une fin encore plus tragique.

Un drame qui interroge la présence des mercenaires en Centrafrique

L’affaire soulève des questions cruciales sur le rôle des mercenaires russes en République centrafricaine. Officiellement déployés pour soutenir les forces gouvernementales, ces groupes sont régulièrement accusés de violations des droits humains. Le cas de Antoine Zogonimbou et Mboliloungoule n’est malheureusement pas isolé : de nombreux civils subissent des traitements similaires, souvent dans l’impunité totale. Cette situation alimente les tensions et fragilise davantage la stabilité du pays.

La communauté internationale, tout comme les autorités locales, est appelée à réagir face à ces exactions. La protection des civils doit primer, et les responsables de ces actes doivent être tenus pour comptables de leurs actes. Le parcours de ces deux hommes rappelle l’urgence d’une solution durable pour mettre fin aux violences en Centrafrique.