Crise diplomatique entre le Maroc et l’Espagne : le PP exige des comptes sur Sebta et Melilla
Depuis l’afflux migratoire massif vers Sebta dans la nuit du 30 au 31 juillet 2026, les tensions entre Rabat et Madrid s’intensifient. Les propos du ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, sur le statut des deux enclaves ont relancé un débat politique en Espagne, où la droite exige une réponse ferme du gouvernement.
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Publié le 14 Août 2026 à 13:13

Jaime de los Santos
Face à cette situation, le Parti populaire (PP) a décidé de monter au créneau. Lors d’une intervention à Barcelone, le député Jaime de los Santos a vivement critiqué l’absence de réaction du gouvernement espagnol. Il a souligné que Madrid n’avait pas hésité à convoquer l’ambassadeur d’Italie après la suspension de l’accord de Schengen par Rome, interrogeant pourquoi une telle mesure n’avait pas encore été prise à l’égard du Maroc. Pour le PP, les déclarations d’Ouahbi et l’afflux migratoire à Sebta justifient amplement une convocation en urgence de l’ambassadrice du Maroc.
Le parti conservateur a également déposé des questions écrites au Congrès des députés. Il demande au ministre de la Présidence et de la Justice, Félix Bolaños, de s’expliquer sur les échanges tenus avec son homologue marocain depuis la crise migratoire, ainsi que sur les suites données aux propos d’Ouahbi concernant le statut des deux enclaves.
Un autre point de tension concerne la menace, selon le PP, de Rabat de suspendre l’accord d’extradition entre les deux pays. Le parti considère cet accord comme essentiel pour organiser le retour des migrants ayant franchi la clôture frontalière.
Cette crise diplomatique, qui s’envenime entre l’Espagne et le Maroc, met en lumière les divergences persistantes sur des sujets sensibles. Alors que l’opposition espagnole cherche à faire de ce dossier un argument politique contre le gouvernement, ce dernier n’a pour l’instant pas cédé aux appels à la fermeté de la droite.



