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Côte d’Ivoire : une bataille renforcée contre l’orpaillage illégal

Lutter contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire est devenu une priorité nationale. Lors d’une séance exceptionnelle du Conseil national de sécurité (CNS), le Chef de l’État, Alassane Ouattara, a dressé un bilan sans précédent des actions menées depuis 2021. Objectif : évaluer l’efficacité des mesures prises pour éradiquer cette pratique illicite qui mine l’économie, la sécurité et l’environnement du pays.


En cinq ans, le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI), créé en 2021, a enregistré des avancées majeures. Plus de 8 500 sites clandestins ont été démantelés sur l’ensemble du territoire ivoirien. Les opérations coordonnées ont également abouti à l’interpellation de 4 474 personnes, dont une majorité de ressortissants étrangers. Ces actions ont permis de saisir des sommes colossales : 960 millions de FCFA en liquidités illégales et 136 kg d’or brut, ainsi que du matériel confiscatoire détruit sur place.


Des résultats encourageants, mais des défis persistants

Malgré ces chiffres record, le CNS a souligné la persistance, voire l’extension, de l’orpaillage illégal dans plusieurs régions. Cette activité illicite continue de représenter une menace majeure pour la Côte d’Ivoire. Ses conséquences sont multiples : détérioration des écosystèmes, insécurité accrue et perte économique pour l’État. Le secteur informel, en pleine expansion, met en péril les efforts de développement durable et de gouvernance des ressources naturelles.


Nouvelles directives pour une lutte renforcée

Face à cette situation, le Président de la République a donné des instructions claires au Premier ministre, Robert Beugré Mambé. La mission est double : intensifier les opérations et renforcer les dispositifs de contrôle. Parmi les mesures phares figurent l’implication accrue des autorités locales, traditionnelles et administratives, ainsi que des Forces de défense et de sécurité. Les Comités départementaux de sécurité (CDS) et les Cellules civilo-militaires (CCM), placés sous l’autorité des préfets, joueront un rôle clé dans la coordination des actions.


Par ailleurs, une collaboration renforcée avec les ambassades des pays d’origine des orpailleurs étrangers a été décidée. L’objectif ? Sensibiliser davantage et faciliter le retour des individus impliqués dans ces activités illégales. Le gouvernement ivoirien mise aussi sur une application stricte des lois. Une communication en Conseil des ministres sera présentée prochainement pour renforcer le cadre répressif et dissuasif.


Le CNS a enfin décidé d’augmenter les moyens du GS-LOI ainsi que ceux des unités partenaires. Cette mobilisation des ressources vise à garantir une réponse plus rapide et plus efficace sur le terrain.


Un engagement clair pour la préservation des ressources

À travers ces décisions, les autorités ivoiriennes réaffirment leur détermination à éradiquer l’orpaillage illégal. La protection de l’environnement, la sécurité des populations et la stabilité économique du pays restent au cœur de cette stratégie. En durcissant les mesures et en unifiant les efforts, la Côte d’Ivoire entend préserver ses richesses naturelles pour les générations futures.