Côte d’Ivoire : une nouvelle vague d’excision choque Bongouanou
Bongouanou, juillet 2026 – Le gouvernement ivoirien maintient une position ferme contre les mutilations génitales féminines (MGF). Cette résolution intervient après l’excision violente de cinq fillettes, âgées de trois à neuf ans, dans le quartier Dioulakro, au village de Kangandi (commune de Bongouanou).
Les faits, survenus dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2026, ont provoqué des hémorragies graves, des rétentions urinaires et des traumatismes psychologiques profonds chez les victimes. Dès l’alerte donnée, les autorités locales ont réagi sans délai : la direction régionale de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, le service de la protection judiciaire de l’enfance (SPJEJ) et les forces de l’ordre se sont mobilisées pour porter secours aux mineures.
Une intervention rapide et une prise en charge immédiate
Les cinq fillettes ont été transférées d’urgence vers l’établissement hospitalier départemental de Bongouanou. Sous la protection du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, elles sont désormais hébergées dans un centre spécialisé. Leur suivi combine soins médicaux, accompagnement psychologique et soutien social, afin de faciliter leur reconstruction.
Sur le plan judiciaire, deux individus ont été arrêtés dès les premières heures de l’enquête. Les investigations se poursuivent pour identifier l’ensemble des responsables et complices de cette pratique barbare. Les autorités rappellent que l’excision est un crime puni par la loi ivoirienne, avec des peines sévères encourues par les contrevenants.
Un engagement national renforcé contre les violences faites aux femmes
Cette affaire s’inscrit dans un contexte où les autorités ivoiriennes intensifient leurs efforts pour éradiquer les violences basées sur le genre (VBG). Depuis juin 2026, des initiatives renforcées ont été mises en place pour sensibiliser les populations et encourager la dénonciation de toute tentative de mutilation génitale.
Les responsables locaux appellent à une mobilisation collective : signaler systématiquement toute pratique ou tentative d’excision afin de protéger les filles et les femmes de ce fléau persistant.


