Le site de recherche partenariale au Burkina Faso
Comprendre l’essentiel du partenariat au Burkina Faso
La coopération scientifique au Burkina Faso repose sur deux piliers majeurs : le Centre Muraz, rattaché à l’Institut national de Santé publique (INSP) à Bobo-Dioulasso, et le Centre de Recherche international pour la Santé (CRIS/UO) au sein de l’université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou.
- Partenaires stratégiques : ministère de la Santé du Burkina Faso, Centre Muraz/INSP, CRIS, PCCEI UMR 1058 Montpellier, ambassade de France au Burkina Faso et l’ANRS MIE.
- Objectifs fondamentaux : intensifier les échanges scientifiques, accompagner la nouvelle génération de chercheurs, soutenir le montage de projets compétitifs et moderniser les infrastructures du Centre Muraz et du CRIS.
- Thématiques de recherche : VIH, hépatites, papillomavirus (HPV), tuberculose, Covid-19 et maladies transmises par les insectes (arboviroses).
Informations clés
Année de lancement
2001
Direction du site
Dr Dramane Kania (coordination Burkina Faso) et Pr Nicolas Nagot (coordination France)
Localisation des activités
Centre Muraz/INSP (Bobo-Dioulasso) et CRIS/UO (Ouagadougou), Burkina Faso
Historique de la collaboration
Les prémices des échanges scientifiques entre la France et le Burkina Faso remontent à 1999. Ce n’est qu’en 2001 que la structure de partenariat prend forme, avant d’être scellée en 2006 par une convention officielle entre l’ANRS et les autorités sanitaires burkinabè, centrée initialement sur le Centre Muraz.
Par la suite, le dispositif s’est enrichi avec l’intégration du Centre de Recherche Internationale pour la Santé (CRIS/UO) de l’université Joseph Ki-Zerbo.
Aujourd’hui, le champ d’intervention s’est ouvert aux pathologies infectieuses émergentes. Cette évolution permet de mieux appréhender les crises sanitaires régionales via l’approche globale One Health (une seule santé).
Le rôle du Centre Muraz et du CRIS
Le Centre Muraz, situé à Bobo-Dioulasso, opère comme une direction de l’INSP. Il concentre ses efforts sur la recherche, l’expertise et la formation à travers quatre axes : infections, épidémies, santé reproductive et politiques de santé. Il dispose de laboratoires de pointe pour le diagnostic biologique et d’une unité de gestion de données.
Le Centre de Recherche Internationale pour la Santé (CRIS/UO) à Ouagadougou sert de plateforme d’excellence pour la formation médicale et la recherche. Ses travaux ciblent principalement les problématiques de santé publique liées au VIH et aux enjeux de santé mondiale.
Chronologie de la coopération franco-burkinabè
Organisation et gouvernance
Coordinateur Burkina Faso : Dr Dramane KANIA
Centre Muraz/INSP, Bobo-Dioulasso, Burkina Faso
Coordinateur France : Pr Nicolas NAGOT
PCCEI/UMR1058, Inserm, EFS, université de Montpellier, université des Antilles, France
Coordinateur adjoint : Dr Désiré DAHOUROU
Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS), Bobo-Dioulasso, France
Coordinateur honoraire : Pr Nicolas MEDA
CRIS/UO, Ouagadougou, Burkina Faso
Auparavant, la direction du site était assurée par le Pr Nicolas MEDA pour le Burkina Faso et le Pr Philippe VANDE PERRE pour la France.
Partenaires et collaborateurs
Le réseau s’appuie sur une multitude d’acteurs : centres hospitaliers, universités, ONG, ministères et organisations communautaires. Ces collaborations s’étendent au-delà de la recherche pure pour inclure des soutiens institutionnels et financiers.
Actions et dynamiques du partenariat
- Dialogue avec la société civile : implication des associations et des décideurs pour assurer l’utilité sociale des découvertes scientifiques.
- Partage des savoirs : tenue de colloques réguliers sur les défis sanitaires locaux.
- Réseautage institutionnel : renforcement des liens avec l’IRSS (Nanoro, Nouna), le CNRFP ou encore l’OMS.
- Soutien académique : programmes de formation continue pour les jeunes chercheurs (rédaction scientifique, méthodologie).
- Modernisation technique : investissement dans les équipements du Centre Muraz et les bureaux de coordination du CRIS.
Trajectoires de recherche
Lutte contre le VIH, les IST et les co-infections
Depuis plus de trois décennies, la priorité est donnée à la prévention et au traitement du VIH. Des études emblématiques comme Kesho-Bora, Promise PEP ou TRI MOM ont marqué l’avancée des soins pour éviter la transmission de la mère à l’enfant.
Le suivi des populations vulnérables (travailleuses du sexe via les cohortes Yérelon et HSH via CohMSM) a permis de valider des stratégies de prévention innovantes. Parallèlement, des travaux sur les hépatites (projet REVERSO) et la tuberculose pédiatrique (projet PAANTHER) complètent ce dispositif.
Recherche sur les menaces émergentes
Le site s’adapte aux nouveaux risques sanitaires, comme en témoignent les projets sur les arboviroses (ARBOFASO) et la lutte contre le Covid-19 (essai COVERAGE Africa).
Axes prioritaires actuels
- Recherche clinique : simplification des traitements, prise en charge du cancer du col de l’utérus chez les femmes séropositives, innovations pour le virus de l’hépatite B.
- Cycle de vie et VIH : santé des adolescents et vieillissement des patients.
- Groupes spécifiques : accès à la PrEP pour les HSH, suivi des usagers de drogues et des enfants en situation de rue.
- Élimination combinée : stratégies pour éradiquer la transmission mère-enfant du VIH, du VHB, de la syphilis et de Chagas.
L’impact de la collaboration au Burkina Faso
Le partenariat a transformé le paysage de la recherche au Burkina Faso, en boostant l’innovation, en formant des experts locaux et en influençant directement les protocoles nationaux de santé.
Grâce à cet appui, le Centre Muraz a accédé au rang de direction technique nationale en 2018. L’ANRS MIE a financé des infrastructures cruciales : laboratoires P2, unités de virologie et centres de données. En 2021, le site a intégré le réseau AFROSCREEN, dotant le pays d’un séquenceur Illumina MiniSeq pour surveiller les variants du SARS-CoV-2.
L’implication académique auprès des universités Nazi Boni et Joseph Ki-Zerbo a permis l’éclosion d’une nouvelle élite scientifique burkinabè. Ces experts siègent désormais dans des instances internationales de l’OMS ou des comités nationaux de veille sanitaire.
Enfin, le partenariat valorise le rôle des acteurs communautaires. Leur participation active garantit que la recherche reste au plus près des besoins des populations les plus fragiles.
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