Chine et Tchad scellent un partenariat financier historique de plus de 24 milliards de FCFA
Le Tchad renforce sa coopération avec la Chine grâce à deux accords financiers inédits. Signés à N’Djamena, ces engagements totalisent 300 millions de yuans, équivalant à environ 44 millions de dollars et plus de 24 milliards de FCFA. Ces fonds, octroyés sous forme de dons, visent à accélérer des projets d’infrastructures, de développement social, de numérique et de formation professionnelle.

Deux accords distincts ont été signés : le premier porte sur 100 millions de yuans, le second sur 200 millions. Tahir Hamid Nguilin, ministre d’État chargé des Finances et de l’Économie, et Wang Xining, ambassadeur de Chine au Tchad, ont officialisé ces dons lors d’une cérémonie à N’Djamena. Contrairement à des prêts classiques, ces fonds ne génèrent aucune dette pour le Tchad, une avancée majeure pour la souveraineté financière du pays.
Les ressources, disponibles sans délai, seront allouées à des projets variés. Les priorités incluent les infrastructures routières, les équipements sociaux, le déploiement des technologies numériques et la formation des jeunes et des femmes. « Ces dons sont immédiatement mobilisables et cibleront en priorité les populations les plus vulnérables », a souligné Tahir Hamid Nguilin.
Un financement sans dette pour des projets stratégiques
L’enveloppe de 300 millions de yuans (plus de 24 milliards de FCFA) servira à financer des initiatives dans plusieurs domaines. Wang Xining a insisté sur l’importance de ces fonds pour moderniser les infrastructures et soutenir le développement humain. Bien que les projets précis n’aient pas encore été dévoilés, les secteurs concernés sont clairement identifiés : transports, santé, éducation et transformation numérique. Cette flexibilité permettra au gouvernement tchadien de sélectionner les programmes les plus urgents.
Cette mobilisation financière s’inscrit dans une dynamique plus large. Quelques semaines auparavant, la Chine avait déjà accordé un don de 2 millions de dollars (environ 1,2 milliard de FCFA) pour renforcer la prévention des inondations. En 2024, ces catastrophes naturelles avaient causé des dégâts considérables : 1,9 million de personnes touchées, 576 décès et la destruction de plus de 432 000 hectares de terres agricoles.



