Un nouveau rebondissement dans la polémique sur les fonds politiques
La gestion des fonds alloués à la Primature du Sénégal fait à nouveau l’objet de vives interrogations. Abdourahmane Diouf, figure politique sénégalaise, a récemment apporté un éclairage inédit sur les déclarations d’Ousmane Sonko concernant l’acquisition de véhicules par l’État.
Ancien titulaire du ministère de l’Enseignement supérieur, Abdourahmane Diouf a partagé son vécu personnel lié à cette affaire. Il a notamment évoqué une panne de son véhicule de fonction alors qu’il se rendait à un match de l’équipe nationale, quelques jours avant un remaniement ministériel. « Toutes les voitures étaient en mauvais état », a-t-il souligné lors d’une intervention médiatique.
Des achats de véhicules sous haute tension politique
Selon Abdourahmane Diouf, Ousmane Sonko, alors Premier ministre, aurait formellement interdit tout achat de véhicules par l’État à cette période. Pourtant, des informations ultérieures laissent entendre que des acquisitions auraient été réalisées malgré cette directive.
Le ministre interroge ainsi la cohérence entre les propos tenus par le Premier ministre et les actions concrètes menées. Il révèle notamment qu’un montant dépassant les 900 millions de FCFA aurait été mobilisé pour l’achat de nouveaux véhicules. « Ce sont des Maybach, des voitures de luxe », a-t-il précisé, insistant sur le fait que ces acquisitions auraient été financées par des fonds politiques.
Des interrogations sur la légalité des acquisitions
Abdourahmane Diouf soulève également des questions sur la conformité administrative de ces achats. Il rappelle que la réglementation en vigueur au Sénégal ne permet pas à l’État d’acquérir des biens d’occasion. Par ailleurs, il suggère que les véhicules concernés pourraient être des biens récupérés par l’État.
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte où l’utilisation des fonds politiques et des crédits spéciaux fait l’objet d’un débat national intense. Les affirmations avancées par Abdourahmane Diouf concernant le montant des dépenses, la nature des véhicules et les modalités d’acquisition restent à vérifier. Leur exactitude devra être confirmée par une analyse approfondie des documents administratifs et financiers disponibles.



